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Le Sensei

Monsieur Cyrille Ndong Assou, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Très volontiers ! Tout d’abord, je vous en prie, appelez-moi simplement Cyrille.

OK Cyrille.

Très bien. Même si je ne crois pas dans les vertus d’une présentation formelle, parce qu’un homme se découvre davantage qu’il ne se décrit, je vais néanmoins brosser un tout petit tableau qui fera office de présentation… Je suis né dans le milieu des années 1970, dans un petit village du nord du Gabon… Vous connaissez, le Gabon, ce petit pays béni de Dieu du point de vue de ses ressources naturelles : le pétrole, l’uranium, le fer, le manganèse, l’or, le bois… le manioc… mais aussi la forêt, les fleuves, la mer… Eh bien, le même Gabon est aussi béni de Dieu du point de vue de ses ressources mystiques, qui s’articulent sur deux axes : d’une part autour des philosophies et des pratiques qui se sont constituées à travers l’exploration des propriétés psychodynamisantes de l’iboga… ; et d’autre part autour des histoires qui relaient dans la culture populaire le fait des hommes de puissance capables de faire agir les forces de l’âme au-delà de l’expérience commune… Quand je suis né, j’ai reçu la bénédiction de mon grand-père, qui n’était pas un grand-père ordinaire, car il était en réalité un homme de puissance, qui se cachait sous les atours d’un humble villageois, par ailleurs excellent dans la chasse et excellent dans le traitement phytothérapeutique de nombreux dérèglements de la santé… Pour l’anecdote : les enfants de mon grand-père… ma mère, mes tantes et mes oncles… n’avaient pas une idée claire de qui était leur père, mais ils partageaient presque tous une sorte de crainte un peu irrationnelle à son égard… parce qu’ils étaient dans la superstition populaire qui associe à la sorcellerie, toute manifestation des puissances de l’âme…

Est-ce que vous avez été initié aux traditions mystiques autour de l’iboga ?

Oui… comme la majorité des Gabonais de ma génération…

Est-ce que cela a été déterminant dans votre développement spirituel ?

Non… c’est autre chose qui a été déterminant dans ce que vous appelez mon développement spirituel. Mais d’abord entendons-nous sur ce que signifie développement spirituel. Du point de vue de la spiritualité solaire que je pratique et que j’enseigne, le développement spirituel le plus significatif se concentre sur le développement de l’énergie et de la conscience du cœur… et cela peut se traduire de manière simplifiée par le développement de la maîtrise de l’énergie de lumière vers des degrés de plus en plus élevés, et par le développement de la maîtrise de la Joie intérieure là encore vers des degrés de plus en plus élevés… La Joie intérieure en soi est le bien le plus précieux qu’un homme possède, entendu que les mots qui signifient la possession ne sont pas appropriés pour désigner ce qui appartient par nature à l’identité la plus fondamentale de l’être humain… de l’âme humaine devrais-je dire… Mais la manière la plus simple et la plus pragmatique pour évoquer tout cela, se reflète dans la perspective de la spiritualité solaire en tant que pratique solaire, et dans la perspective du développement de la maîtrise intérieure de la pratique solaire… Il existe des degrés infinis dans la maîtrise intérieure de la pratique solaire, et chaque degré de maîtrise intérieure signifie un degré de sublimation de l’énergie et de la conscience du cœur… et donc un degré de sublimation dans la Joie intérieure… Dans l’enseignement de base de la spiritualité solaire, la notion de maîtrise de l’essence de la pratique solaire est une notion relativement détaillée… et dès la réalisation de la maîtrise dite sublimée, la Joie intérieure inconditionnelle est réalisée… et le pratiquant devient un maître dans l’art de la pratique solaire… J’ai atteint cette maîtrise dans le courant de l’année 2010…

Comment avez-vous découvert et comment êtes-vous entré dans la pratique solaire ?

Il y a deux façons de raconter cette histoire… soit avec une perspective terrestre, soit avec une perspective que l’on dirait cosmique… Mes élèves de la première heure, ceux qui se sont engagés dans la pratique solaire auprès de moi dès 2010-2011… connaissent une grande partie de la perspective terrestre de mon histoire dans mon entrée dans la pratique solaire… Mais c’est la perspective cosmique qui est la plus importante… et je ne l’ai jamais évoqué qu’avec mes élèves les plus proches et les plus fidèles…

Est-ce que vous pouvez en dire quelques mots ici ?

Oui, bien entendu, parce que ceci est une présentation du maître de pratique que je suis, dans le cadre du cercle de pratique solaire… un cercle qui est destiné à recueillir et à accompagner tous ceux qui ressentiront en eux l’appel et la pulsation de la voie solaire… Un être humain n’est pas un corps de chair possédant un cerveau de chair suffisamment complexe pour générer la conscience et toute sa batterie de propriétés… non. Un être humain est une âme immortelle… c’est-à-dire un principe vivant indestructible, puisque le mot âme possède de nombreuses significations et que je l’évoque ici dans sa signification à la fois la plus élevée et la plus simple… donc : un être humain est une âme immortelle qui, de temps en temps, investit un corps de matière physique pour les besoins de son développement… Quand l’âme immortelle dépasse un certain degré de puissance dans le développement de son soleil intérieur, c’est-à-dire de sa divinité intérieure, elle devient capable de transcender les processus de la naissance et de la mort, et elle devient ainsi capable de se créer un corps de matière physique aussi stable et aussi tangible qu’un corps d’incarnation physique… ce corps, dit corps de manifestation, est un corps qui obéit strictement aux impulsions de l’âme immortelle… un corps qui peut vivre des dizaines et des centaines d’années sans changer d’apparence et sans connaître le moindre problème de santé, un corps qui peut boire et manger, dormir et se reposer… et qui peut être téléporté aisément d’un bout à l’autre de la planète en un instant.. Les êtres parvenus à ce niveau de puissance divine sont des maîtres immortels…

En existe-t-il vraiment dans le monde ?

Oui, mais aucun des maîtres immortels qui vivent sur cette planète, ne possède d’existence civile et sociale… Mon grand-père appartenait à une lignée secrète d’hommes de puissance, qui se transmettaient les arcanes de la pratique énergétique au fil d’un lien ténu entre les générations… et en amont de la lignée à laquelle appartenait mon grand-père, se trouvait un maître immortel… Je n’ai jamais été un élève de mon grand-père, et sans doute n’avait-il pas d’élèves… et sa lignée a dû s’éteindre avec lui, parce que cela arrive souvent ainsi au Gabon en particulier et en Afrique équatoriale en général : les lignées s’éteignent parce que les superstitions populaires créent des fossés de plus en plus grands entre les hommes de puissance d’un côté, et les populations qui développent la peur panique des sorciers d’un autre côté… Mais de nouvelles lignées naissent, parce que les maîtres immortels qui suscitent toutes les lignées d’hommes de puissance, veillent à ce que la flamme de l’énergie de la divinité demeure vivante au milieu des populations… Le maître immortel qui a créé la lignée énergétique à laquelle appartenait mon grand-père, s’est intéressé à moi… en voyant en moi la possibilité de démarrer une nouvelle lignée… de nature solaire…

Comment cela s’est-il passé ?

J’étais un jeune enfant d’à peine 8 ou 9 ans… et je jouais aux pieds de mon grand-père dans la grande cour de la maison paternelle… Mon grand-père était dans l’une de ses courtes visites en ville… visites à sa fille et à son gendre… Il n’était pas très tard… c’était un début de soirée, et je profitais de la présence de mon grand-père… Quelques heures plus tôt, j’avais eu une vision saisissante au cours de laquelle un esprit puissant m’avait assuré qu’il était le roi du monde… le grand adversaire du dieu des chrétiens… et qu’il était venu m’avertir qu’il m’avait à l’œil… J’avais de nombreuses visions à cette période de ma vie, et je n’avais aucune raison d’être ébranlé par cette vision davantage que par une autre… Je jouais donc aux pieds de mon grand-père, ayant presque tout oublié de la vision que j’avais eue quelques heures plus tôt… Venant de nulle part, un homme est apparu aux côtés de grand-père… et ce n’était pas une vision, c’était bien un homme qui a posé la main sur ma tête et dont j’ai bien ressenti la densité et dont j’ai bien entendu la voix… Cet homme m’a appelé par mon nom… Cyrille Ndong Assou… puis il m’a appelé par un autre nom que je ne connaissais pas… Kessani… Il a dit d’autres paroles, mais j’étais tellement impressionné et troublé que je ne les ai pas clairement entendues… Alors que j’étais en train de le regarder, un peu éberlué, tellement il me paraissait étrange… une sorte d’homme parfait qui semblait venir d’un autre monde… il a disparu. Quelques minutes plus tard, grand-père m’a expliqué que c’était un maître immortel… et qu’il était venu pour me bénir… Mon grand-père ne m’a plus jamais reparlé de ce maître…

Est-ce que vous avez revu ce maître plus tard au fil de votre croissance ?

À quinze ans, j’ai eu la chance incroyable de pouvoir fréquenter ce maître immortel pendant toute une période… neuf mois à peu près… C’est à ce moment-là qu’une transmission transcendantale s’est opérée… mais cela n’est jamais passé par des mots… Le maître avait matérialisé une modeste petite cabane en plein milieu d’un bidonville de la capitale du Gabon, Libreville… et il vivait-là, au milieu des gens humbles et démunis, comme l’un des leurs… J’avais découvert sa cabane par hasard en apparence, en me promenant, en me perdant dans le quartier, et en remarquant un écriteau mystérieux sur la devanture de sa cabane… En entrant pour poser la question au propriétaire de la cabane à propos de la véracité de son écriteau… puisqu’il prétendait avoir rencontré Dieu… j’ai eu la surprise de reconnaître instantanément l’homme qui m’avait béni à 9 ans… J’ai eu par la suite le droit de venir le voir aussi souvent que je le voulais…

Je venais, je m’asseyais, je racontais ma vie et mes problèmes du moment… le maître me faisait simplement manger des petits biscuits qu’il matérialisait à partir de rien… et ces étranges entretiens, au cours desquels il ne répondait que par de larges sourires et de petits rires à mes questions un peu idiotes quand même, se terminaient toujours par une transmission de lumière que le maître me dispensait en posant une main sur ma tête… La plupart du temps ces transmissions de lumière ne semblaient me faire aucun effet… d’autres fois j’avais des visions d’explosions de lumières et d’explosions de couleurs… à de rares moments il pouvait m’arriver d’avoir de brèves visions du ciel et des créatures fantastiques qui peuplaient l’invisible… Le maître était en train de m’enseigner, mais avec des méthodes strictement énergétiques… car, encore une fois, il ne m’a jamais rien enseigné verbalement en tant que tel… C’est pourtant cet enseignement qui s’est éveillé dans mon cœur à 21 ans… et que je me suis mis à pratiquer au fil des années, jusqu’à ce que je parvienne à atteindre la maîtrise sublimée de la pratique solaire au printemps 2010…

Ce n’est pas une manière courante d’enseigner à quelqu’un !

En effet, mais les méthodes des maîtres immortels ne sont pas limitées par les paramètres qui encadrent les méthodes que vous ou moi devons utiliser pour communiquer et enseigner…

Pourquoi parlez-vous de l’atteinte de la maîtrise de la pratique comme d’un événement précis que l’on peut dater dans le temps ? Est-ce que ce n’est pas comme de maîtriser la guitare ou le kung-fu, c’est-à-dire un processus progressif difficile à dater au jour près ?

Oh… mais la maîtrise sublimée de la pratique solaire est une expression qui désigne une transformation énergétique radicale de la dynamique d’énergie et de conscience du cœur… C’est bien un événement que l’on peut marquer dans le temps en désignant un avant et un après… J’ai connu deux grands moments de cette nature dans la période 2010-2011… Certes, j’ai encore évolué depuis… et les niveaux auxquels je me trouve aujourd’hui sont encore moins descriptibles, et signifient une sublimation intérieure du cœur, qui ne saurait trouver de mots ou d’images capables d’en rendre compte… Je peux seulement dire que je vis dans la Joie sans âge et sans ombre… bien que je sois encore au sein d’une incarnation humaine qui présente une bonne partie des traits communs à tous les hommes… Un jour du printemps 2010, je suis sorti faire une promenade. Avant cette promenade, j’étais un homme tributaire comme tous les autres des clartés et des obscurités de ma nature mentale-émotionnelle… Après cette promenade, j’étais devenu un homme établi dans une Joie paisible et insubmersible vis-à-vis de la vie des émotions et des pensées… À un moment donné de la promenade, il y a eu comme un million d’explosions concentrées en une seule au-dedans de mon cœur… un grand rire solaire s’est éveillé en moi, et j’ai ressenti sans l’ombre d’un doute que quelque chose en moi était devenu radicalement plus grand et plus puissant que les dynamiques énergétiques de mon système mental-émotionnel… C’était une libération intérieure profonde et définitive… et depuis ce jour-là, plus aucune émotion et plus aucune pensée n’ont eu le pouvoir d’opérer des coupures dans ma connexion intérieure avec la Joie solaire…

Un jour de l’hiver 2011, j’étais en train de faire une pause, parce que je venais de travailler pendant plusieurs heures non-stop à une batterie de textes d’enseignements destinés à mes élèves de la première heure… et alors que j’étais en train de siroter une tasse de café, mon cœur a connu un autre phénomène cosmique majeur : des millions et des millions d’explosions intérieures concentrées en un flot continu au sein d’une même explosion… puis le sentiment solaire et vivant d’une Joie solaire qui vibrait désormais dans la souveraineté de l’inconditionnel… le sentiment intérieur d’une grande force, plus puissante que les dynamiques de mon émotionnel et de mon mental… et même plus puissante que les densités de ma chair… Cette force intérieure nouvelle avait la capacité de hisser instantanément la Joie solaire au-dedans de moi, à des niveaux d’intensité qui faisaient disparaître toute autre sensation et toute autre perception… Et il en est ainsi depuis lors dans ma vie intérieure… Non seulement je demeure constamment dans une Joie intérieure inconditionnelle qui existe comme un soleil permanent au-dessus des vallées de ma vie émotionnelle et mentale, mais il y a en moi cette force intérieure qui me permet de monter instantanément dans les hauteurs de la Joie jusqu’à oublier tout de mon corps physique, de mon champ émotionnel et de mon système mental… Quand j’entre dans les hautes intensités supra-émotionnelles et supra-mentales de la Joie, j’entre dans une énergie dense de silence au sein de laquelle existe seulement une Paix vivante… Il n’y a plus la moindre pensée, plus la moindre émotion et plus la moindre sensation corporelle… mais le sentiment tangible d’être une lumière vivante… Et tout cela… pour le décrire simplement… c’est la maîtrise sublimée de la pratique solaire.

Est-ce que tout le monde peut atteindre cette maîtrise sublimée de la pratique ?

Si vous ressentez au-dedans de vous l’aspiration de toucher du doigt la Joie inconditionnelle… et de vous établir dans cette Joie inconditionnelle… alors c’est que vous avez aussi le potentiel nécessaire pour atteindre un jour la maîtrise sublimée de la pratique… J’ai créé et j’anime un cercle de pratique solaire, pour permettre à tous ceux qui ressentent cette aspiration, d’être enseigné, d’être guidé, d’être accompagné et d’être soutenu dans cette grande perspective… Bien que je vous invite à m’appeler simplement Cyrille, je suis pour les élèves actuels et futurs du cercle de pratique solaire : un Sensei, c’est-à-dire un enseignant qui enseigne, qui guide et qui accompagne… Appelez-moi Cyrille, et si vous comprenez ce que cela signifie, appelez-moi Sensei, car c’est en qualité d’enseignant que je dirige le cercle de pratique solaire !

 

 

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